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Défenseur central

Milieu défensif

         

Défenseur intransigeant, Gernot Rohr était un joueur sérieux, agressif, provocateur et très intelligent. Spécialiste du marquage individuel de l'avant-centre ou du meneur de jeu adverse, il ne lâchait rien. Malgré un gabarit somme toute modeste, il inspirait la crainte chez ses adversaires. Aux côtés de Girard, Specht ou Domenech, Bordeaux pouvait voyager sereinement. Sa polyvalence était très précieuse pour ses entraîneurs : il joua à tous les postes défensifs de l'équipe. 

         

           
NOM :   ROHR
Prénom :   Gernot
Né le :   28 juin 1953 à Mannheim (Allemagne)
     
    Taille :

1,75 m

Poids : 68 kg
           

         
Au club de :  

Juillet 1977 à Juin 1989

     
En provenance de :
  Kickers Offenbach
     
Club suivant :   Fin de carrière
     
     
BILAN STATISTIQUE
         
  430
    14
Matches :   Buts :
     
         

Né en Allemagne, Gernot Rohr commença sa carrière dans son pays natal, avec un passage notamment chez les juniors du Bayern Munich (1972-1974). Tombé amoureux du Bassin d'Arcachon à l'occasion de ses vacances, il répondit favorablement à Didier Couécou, directeur sportif bordelais, qui l'avait repéré aux Kickers Offenbach.

 

En 1977, il signa aux Girondins de Bordeaux pour remplacer José Lopez. Il trouva très rapidement ses marques dans l'effectif bordelais. Avant l'arrivée de Claude Bez à la tête du club, et le retour de l'ambition, il appartint aux équipes de la fin des années 70 qui luttaient pour se sauver. Chaque saison, il savait se rendre indispensable, alignant un nombre important de titularisations. Quand Bordeaux changea de dimension, les spécialistes pensaient que le joueur allemand finirait par s'installer sur le banc de touche. Malgré les arrivées de joueurs du calibre de Trésor, Specht, Battiston, Girard, Tusseau ou Tigana, Gernot Rohr conserva toute la confiance d'Aimé Jacquet.

 

Partie intégrante du grand Bordeaux des années 80, il se construisit un beau palmarès : 3 titres de champion de France, 2 Coupes de France et 2 demi-finales de Coupe d'Europe. Il était aussi l'exécuteur des basses œuvres (cf. marquage de Platini en Coupe d'Europe 1985) quand, par exemple, en avril 1987 lors d'un Bordeaux-Marseille, il fut le joueur chargé du marquage viril sur Alain Giresse, passé à l'ennemi quelques mois plus tôt.

 

Ses deux dernières saisons de joueur à Bordeaux le virent fréquenter beaucoup plus souvent le banc de touche. À 36 ans, il raccrocha les crampons en ayant connu qu'un seul club en France. Cette fidélité le fait rentrer de plein pied dans l'histoire des Girondins, où il apparaît comme l'homme de confiance de Bez (parrain de son fils). 

 

Après sa carrière de joueur, il resta au sein du club dans diverses fonctions : éducateur dans les stages Cap Girondins, directeur sportif, responsable du centre de formation.

 

Mais ce furent surtout ses trois expériences sur le banc qui restent dans les mémoires. De août à septembre 1990, il assura l'intérim entre le renvoi de Goethals et l'arrivée de Gili. Plus marquant fut son passage sur le banc lors de la saison 1991-1992 quand il ramena les Girondins en D1 après leur relégation administrative en D2. Enfin, sa période la plus brillante fut de février à mai 1996 quand, reprenant le flambeau de Slavo Muslin, il conduisit les marine et blanc en finale de la Coupe de l'UEFA. Un vrai serviteur du club...

 
 
 
 
 
         

 

Un fidèle serviteur du football bordelais

 

Depuis 1977 et son arrivée aux Girondins, Gernot Rohr eut comme principale ambition de rendre service, jamais celle de se mettre en avant... autant comme joueur que comme entraîneur.

 

Homme de confiance d'Aimé Jacquet, chargé des missions délicates, il affirmait : "Je suis un professionnel. Je bosse, avec sérieux". Avec humilité et sans états d'âmes aurait-il pu ajouter à chacun des intérims que la direction bordelaise lui confia.

 

"Je n'ai jamais eu peur de me sacrifier pour la collectivité. C'est dans ma nature, dans ma culture. Mon action n'a pas toujours été appréciée à sa juste valeur. En France, on préfère les artistes..." se confiait-il en 1996, à son 3ème retour sur le banc bordelais.

 

Et de conclure : "Je suis sûrement l'entraîneur le moins bien payé de D1. Je m'en fiche ! Je n'ai jamais couru après le fric. En 1989, lors de ma dernière saison, je gagnais 56 000 F par mois alors que certains dans l'effectif touchaient presque dix fois plus. J'ai toujours été l'un des moins bien payés. Pourtant, j'étais content et aujourd'hui je dispose de tout ce que je rêvais..."