Gardien de but

 

         
Avant de jouer au foot, Philippe Bergeroo pratique différents sports qui lui permirent de développer des qualités indispensables pour jouer dans les buts : une grande coordination générale (pelote), une vitesse pour se coucher au sol malgré un grand gabarit (judo), une prise de balle sûre (rugby). De plus, il était puissant et autoritaire dans ses sorties.
         

 
           
NOM :   BERGEROO
Prénom :   Philippe
Né le :   13 janvier 1954 à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques)
     
    Taille : 1,91 m
Poids : 87 kg
           

         
Au club de :   Juillet 1971 à Août 1978
     
En provenance de :
  Arin Luzien
     
Club suivant :   Lille OSC
     
     
BILAN STATISTIQUE
         
  149
    -
Matches :   Buts :
     
         

 

Après des débuts à Saint-Jean-de-Luz, il fut repéré par les Girondins. Très précoce, troisième gardien derrière Pierre Rigoni et Bernard Michelena, il débuta à 18 ans en D1, disputant notamment le fameux match de gala contre le Santos de Pelé en mars 1973.

 

Alors qu'il était aux portes de l'équipe de France de Kovacs, il se brisa le tibia et le péroné dans un choc avec son coéquipier Dubouil, en octobre 1974, lors d'un Bordeaux-Rennes. Il attendit la fin de la saison 1974-1975 pour s'imposer dans la cage bordelaise.

 

Mais durant l'été 1978, il fut invité par le nouvel entraîneur Luis Carniglia à trouver un autre club. Aussi après 7 ans passés en Gironde, il décida de signer à Lille pour relancer une carrière qui commençait à végéter. Bien lui en prit puisqu'il découvrit l'équipe de France sous le maillot nordiste en mai 1980 avant de poursuivre sa carrière à Toulouse.

 
 
International France A
 3 sélections
 
         

 

Un petit mot dans la boîte aux lettres

 

Au club depuis 7 ans, Philippe Bergeroo faisait en 1978 partie des meilleurs spécialistes français du poste de gardien de but. Pour preuve, à 24 ans, son nom figurait sur la liste des 40 joueurs présélectionnés pour la Coupe du monde en Argentine.

 

Mais un jour de mai de cette année-là, en ouvrant sa boîte aux lettres, il trouva un courrier qui lui asséna un sacré coup derrière la tête. Il émanait de son président, Jean Roureau, et informait le Basque qu'il lirait le lendemain dans la presse que les Girondins allaient recruter un nouveau gardien, Christian Delachet, en provenance de Valenciennes.

 

Désireux de relever le défi de la concurrence dans un premier temps, il comprit rapidement à la prise de fonction du nouvel entraîneur Carniglia qu'il devrait s'envoler vers d'autres horizons.