NOM :   RUITER
Prénom :   Carlos
Né le :   26 mars 1943 à Pesqueira (Brésil)
     
    Taille : 1,78 m Poids : 71 kg
           

         

Attaquant

         
Bon footballeur, Carlos Ruiter était adroit, clairvoyant et efficace devant les cages adverses. Mais son péroné, fracturé à trois reprises, lui joua parfois des (mauvais) tours... Il s'imposait davantage par sa subtilité et sa finesse que par son dynamisme et sa rigueur.
         
         
Au club de :  

Novembre 1966 à Juin 1972

     
En provenance de :
  Santa Cruz Recife FC
     
Club suivant :   AS Monaco
     
     
BILAN STATISTIQUE
         
  145
    58
Matches :   Buts :
     
         

Après des débuts dans d'obscurs clubs brésiliens, Carlos Ruiter débarqua en Gironde en novembre 1966 mais dut attendre plusieurs semaines avant de faire ses débuts officiels avec les Girondins. Venu au Brésil pour engager une perle rare dénommée Moras (déjà engagé avec un autre club), Jean-Pierre Bakrim avait dû se rabattre sur ce joueur moins coté, qui venait de terminer sa seconde année de médecine. Les supporters bordelais se demandèrent même qui était ce grand échalas dégoté au Brésil mais manquant singulièrement de référence.

 

Mais ses débuts tonitruants firent vite taire les critiques. En inscrivant 10 buts en 12 matches de championnat, il s'intégra de la meilleure des façons pour un buteur. Sa saison 1967-1968 marqua néanmoins un recul au niveau de ses performances, peut-être dû à des problèmes personnels. En effet, sa femme, ne supportant pas le climat bordelais, repartit dans sa famille. Comble de malheur, il se fractura à l'entraînement le péroné. Jean-Pierre Bakrim lui préférait Jean-Louis Massé ou Henri Duhayot. Il se reprit et retrouva en 1968-1969 une place de titulaire.

 

Mais malheureusement pour lui et pour son club, il passa au travers des deux finales de Coupe de France qu'il disputa en 1968 et en 1969. Ses performances replongèrent l'année suivante avant de redevenir le buteur patenté des Girondins.

 

Lassés de ces performances en dents de scie, les dirigeants bordelais le laissèrent partir en 1972 du côté de Monaco, après une nouvelle saison décevante (5 buts). En Principauté, lors de sa première saison, il termina deuxième meilleur buteur de D2 avec 26 buts marqués.

 

Il est à noter que son frère Plinio le rejoignit aux Girondins lors de la saison 1969-1970.

 
 
 
 
 
         

 

"Je n'ai rien compris"

 

Quand il débarqua en France un jour de novembre 1966, pluvieux et froid, Carlos Ruiter éprouva de la frayeur. Allait-il être capable de s'adapter ? Son premier match avec Bordeaux eut lieu face à Valenciennes, en janvier 1967. Il ne découvrit pas seulement la D1 française, mais aussi... la neige !

 

"La première fois que j'ai vu jouer Bordeaux, je n'ai rien compris ! Aucun point commun avec ce que j'avais appris. D'un seul coup, j'ai eu peur !" confia-t-il quelques mois plus tard.

 

Mais, quelques mois plus tard, à force de persévérance et de travail, il s'imposa comme l'un des meilleurs joueurs étrangers de Première division.