Gardien de but

 

         
Gardien de but félin, il possédait une détente exceptionnelle et des réflexes sur sa ligne de haute volée. Désigné par les spécialistes comme un des dix meilleurs gardiens africains de tous les temps, il possédait un caractère bien trempé et un sacré bagage intellectuel (études d'ingénieur).
         

 
           
NOM :   BELL
Prénom :   Joseph-Antoine
Né le :   8 octobre 1954 à Mouandé (Cameroun)
     
    Taille : 1.82 m
Poids : 78 kg
           

 
International Cameroun A
 
 
         
         
Au club de :   Juillet 1989 à Juin 1991
     
En provenance de :
  SC Toulon
     
Club suivant :   AS Saint-Etienne
     
     
BILAN STATISTIQUE
         
  85
    -
Matches :   Buts :
     
         

 

Après une riche carrière en Afrique et dans le sud de la France (Marseille, Toulon), Joseph-Antoine Bell débarqua à Bordeaux, âgé de 35 ans, pour succéder à la légende Dominique Dropsy qui devint sa doublure.

 

Rapidement, il s'imposa comme un gardien spectaculaire et fiable. Après une brillante première saison sous les ordres de Raymond Goethals, il est embarqué par le terrible tourbillon de la rétrogradation administrative en D2. Mais il tint la barre solidement, incarnant la sérénité au sein de la formation de Gérard Gili.

 

Ne souhaitant pas jouer en D2, il quitta Bordeaux pour achever sa carrière dans le Forez.

 

 

 

 

 

 

Un triste retour...

 

Le 14 avril 1990, Marseille et Bordeaux étaient au coude à coude pour l'obtention du titre de champion de France. Joseph-Antoine Bell, gardien de but des Girondins, revenait sur les terres de ses exploits olympiens. Adulé par les supporters marseillais durant son passage de 1985 à 1988, le gardien camerounais fut l'objet de menaces, d'insultes et de jets de bananes pour son retour au Vélodrome.

 

Ces retrouvailles tristement pathétiques n'entamèrent ni le talent de ce gardien spectaculaire ni sa justesse d'analyse. Il mit la pression sur le président de la Fédération de l'époque, Jean Fournet-Fayard, pour qu'il prenne des mesures. Il posa sur la place publique avec un discours mesuré et intelligent le problème du racisme dans les stades français longtemps occulté.

 

" Ce soir, je n'ai jamais eu peur. J'ai simplement eu honte. Je ne pensais pas que des êtres humains pouvaient tomber aussi bas. Mon fils a cinq ans et, quand je vais rentrer à la maison, il va me demander " Dis, papa, pourquoi il y avait des bananes devant tes buts ? " Que vais-je lui répondre? "