Avant-centre

 

         
Avant-centre très puissant, il possédait une frappe de balle redoutable. Bon techniquement, il ne bougeait pas beaucoup sur le front de l'attaque mais il mettait les défenses adverses au supplice grâce à ses qualités athlétiques. Mais son impulsivité lui jouait parfois des tours tout comme son irrégularité. En effet, il avait l'habitude d'alterner le meilleur et le pire dans une même rencontre...
         

           
NOM :   BEN MOHAMMED
Prénom :   Abdesselem
Né le :   15 juin 1926 à Casablanca (Maroc)
Décédé en :   Juillet 1965
    Taille : 1.80 m
Poids : 83 kg
           

         
Au club de :   Juillet 1952 à Juin 1955
     
En provenance de :
  WAC Casablanca
     
Club suivant :   Nîmes Olympique
     
     
BILAN STATISTIQUE
         
  88
    53
Matches :   Buts :
     
         

 

Venu du Maroc comme Ben M'Barek, Ben Mohammed, plus connu sous le nom d'Abdesselem s'imposa rapidement à la tête de l'attaque des Girondins, en remplacement d'Henri Baillot parti à Strasbourg.

 

Il ne resta que trois saisons en Gironde mais ce furent des saisons pleines. Considéré comme l'un des meilleurs attaquants de l'époque, il décrocha une sélection en équipe de France, en 1953 dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du Monde 1954.

 

Après la finale perdue de Coupe de France contre Lille (2-5) en 1955, il quitta les Girondins. Il poursuivit sa carrière en France au Nîmes Olympique.

 
 
International France A
1 sélection
 
         

 

Un joueur de tempérament

 

Lors d'un match contre l'OM en février 1954, Abdesselem n'hésita pas à décrocher un coup de pied volontaire à son adversaire marseille, Johansson. Une bagarre s'en suivit et les deux joueurs furent expulsés.

 

Cet épisode pris parmi d'autres met en lumière le tempérament irascible et impulsif du Marocain qui souffrait d'une image assez déplorable dans le milieu du football. Il était régulièrement convoqué par la commission de discipline du Groupement (ex-LFP).

 

D'ailleurs en août 1956, alors qu'il portait le maillot du Nîmes Olympique, il perdit complètement ses nerfs face aux provocations des défenseurs toulousains Pleimelding et Cahuzac. Expulsé, il asséna une gifle à l'arbitre, M. Harzig, ce qui lui valut une suspension de deux ans pour "agression caractérisée" et la fin de sa carrière professionnelle en France.